[sondage] Wings of Fire (2004)

Forum officiel du groupe montbéliardais de heavy metal Phenix.

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Everflow
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Message par Everflow » 14 mai 2008, 00:23

Chronique du deuxième album :rock:

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Vous souvenez-vous de Sacred Fire? Non? Mais si voyons, ce premier album paru en 2002 d'un ch'tit groupe français sorti de nulle part, mais prometteur de fort belles choses par son Heavy Metal raffiné haut en couleurs vocales.
Eh bien nos Montbéliardais ont pris du poil de la bête avec cette deuxième galette sensiblement plus directe et dotée d'un son plus percutant, sans pour autant renier la finesse mélodique qui les caractérisait. Oui PHENIX pratiquent un Heavy Metal traditionnel, traditionnel mais inspiré et non pas aussi convenu que l'on pourrait le croire. Il ne faudra pas longtemps à l'auditeur pour s'en convaincre avec "Babylon" et son caractère dramatique et oriental qui s'appuie d'entrée sur la puissante performance vocale de Bertrand Gramond, globalement plus agressif et complet que sur Sacred Fire, s'affirmant probablement sur ce nouvel album comme la voix du Heavy Metal français actuel de par sa conviction et son intensité à chaque instant. Sans oublier une jolie ode à Eric Adams sur "Blood in the Arena" ;)
A l'instar de leur frontman PHENIX possèdent plusieurs cordes à leur arc en puisant aussi bien dans un répertoire de Heavy rageur influencé par MANOWAR ("Guardians of Metal") qu'un Metal d'évidente inspiration MAIDENienne ("Trial by Fire"), ou bien un Heavy épique et recherché à tendance progressive, riche en mélodies, plans rythmiques et soli léchés que n'auraient pas reniés des QUEENSRYCHE et FATES WARNING d'une lointaine époque ("Fifth Dimension"). C'est bien dans ce dernier domaine qu'il faut chercher la touche PHENIX à mon sens, même si c'est également cette complémentarité et cette variété de compositions qui rend l'album aussi plaisant à l'image de la splendide reprise du tube "Still of the Night" de WHITESNAKE, illustrant des racines musicales dépassant le cadre du simple Heavy Metal traditionnel, un fait remarquable par ailleurs dans certaines lignes de chant à la senteur plus seventies ("Still Believe"). Je mettrais toutefois un bémol sur "Firewings" et "Time to Live", pas mauvais mais manquant de classe à mon goût au vu du potentiel des musiciens (sacré bassiste encore une fois) qui savent se rendre plus efficients sur un "Last Ride" au rythme tout aussi soutenu.

Une bonne démonstration récapitulative pourrait être "The Quest" et ses galopantes 18 minutes épiques, longues mais pas longuettes, parvenant à captiver le mélomane headbangueur de bout en bout dans ses divers breaks atmosphériques, ses duels de soli et ses reprises décapantes. Son seul défaut est finalement d'en rajouter un peu plus à un disque qui s'étire déjà beaucoup en longueur pour le genre avec ses 74 minutes 30 au compteur!
Malgré ce détail inhabituel PHENIX n'ont certainement pas privilégié la quantité au détriment de la qualité, loin s'en faut, il faut surtout y voir une marque de culot de la part d'un jeune groupe qui exprime le désir d'aller jusqu'au bout de ses envies sans le moindre compromis, sans se soucier du qu'en dira-t-on.

Pour sur, malgré un son très correct et d'énormes progrès en matière de production depuis Sacred Fire on reste encore loin des productions internationales mais là n'est pas l'essentiel, à ma connaissance on achète pas encore de bons morceaux avec de l'argent.
En attendant voilà l'agréable confirmation que le Heavy Metal français s'est trouvé une nouvelle locomotive pour les années à venir, à laquelle il ne manque plus que public se raccroche pour lui apporter un soutien et une reconnaissance en tout points mérités.


I'm the lost one chasing colors to the sun
Colors bleed but never fade